†††Bienvenue†††

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††† Tout commence Ici
Voici mon nouveau blog créé dans le seul but de passer mes nerfs!
Je ne posterais pas des sujets sur ma vie, ou tres peu,g un autre blog pour ca!

Ici serons postés des images de victoria frances, des image de vètements et des poemes( de moi ou d'autres grands auteurs comme Baudelaire)

Bonne visite a tous!†††





†mon blog†
# Posté le jeudi 17 janvier 2008 11:49
Modifié le jeudi 17 janvier 2008 12:52

La servante au grand coeur

La servante au grand coeur
La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certe, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
À dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.

Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son oeil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?

Charles Baudelaire (1821- 1867)
# Posté le jeudi 17 janvier 2008 11:58

Danse macabre

Danse macabre
Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature,
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture
D'une coquette maigre aux airs extravagants.

Vit-on jamais au bal une taille plus mince ?
Sa robe exagérée, en sa royale ampleur,
S'écroule abondamment sur un pied sec que pince
Un soulier pomponné, joli comme une fleur.

La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
O charme d'un néant follement attifé.

Aucuns t'appelleront une caricature,
Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair,
L'élégance sans nom de l'humaine armature.
Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher !

Viens tu troubler avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
Eperonnant encore ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?

Aux chants des violons, aux flammes des bougies,
Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur,
Et viens-tu demander au torrent des orgies
De rafraîchir l'enfer allumé dans ton coeur ?

Inépuisable puits de sottise et de fautes !
De l'antique douleur éternel alambic !
A travers le treillis recourbé de tes côtes
Je vois, errant encor, l'insatiable aspic.

Pour dire vrai, je crains que ta coquetterie
Ne trouve pas un prix digne de ses efforts ;
Qui, de ces coeurs mortels, entend la raillerie ?
Les charmes de l'horreur n'enivrent que les forts !

Le gouffre de tes yeux, plein d'horribles pensées,
Exhale le vertige, et les danseurs prudents
Ne contempleront pas sans d'amères nausées
Le sourire éternel de tes trente-deux dents.

Pourtant, qui n'a serré dans ses bras un squelette,
Et qui ne s'est nourri des choses du tombeau ?
Qu'importe le parfum, l'habit ou la toilette ?
Qui fait le dégoûté montre qu'il se croît beau.

Bayadère sans nez, irrésistible gouge,
Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués :
« Fiers mignons malgré l'art des poudres et du rouge,
Vous sentez tous la mort ! O squelettes musqués,

Antinoüs flétris, dandys à face glabre,
Cadavres vernissés, lovelaces chenus,
Le branle universel de la danse macabre
Vous entraîne en des lieux qui ne sont pas connus !

Des quais froids de la Seine aux bords brûlants du Gange,
Le troupeau mortel saute et se pâme, sans voir
Dans un trou du plafond la trompette de l'Ange,
Sinistrement béante ainsi qu'un tromblon noir.

En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire
En tes contorsions, risible Humanité,
Et souvent, comme toi, se parfumant de myrrhe,
Mêle son ironie à ton insanité ! »

Charles Baudelaire (1821- 1867)
# Posté le jeudi 17 janvier 2008 12:04

Lac de désespoire

Lac de désespoire
Ma vie est comme ce lac paisible
Tranquile, placide, sans aucuns tumultes
Sans le moindre gravier d'espérance
Sans qu'aucuns Etre ne vienne me contemplé

Arrivé a la saison chaude, les amoureux
Mains dans la mains aiment se promener
Autour des lacs comme si, par ce geste anodin
Ils espéraient trouver une réponse a leur futur

Pourtant, je reste là, sans bouger, attendant
Attendans qu'un Etre vienne me contemplé
Un Etre espérant voir son futur dans mon Etre
Mais rien y fais, cet Etre n'arrive jamais!

Pourtant bien des Etres viennent aux alentours
Certains même enlèvent ces brindilles de désespoire
Qui borde mon rivage pour me redonner ce faible éclat
Et pourtant, cela ne suffi pas, les brindilles reviennent!

Quelques Etres sont passés pourtant, autre que ces derniers
Ces Etres croient trouver un futur en moi, en ma surface
Mais ironie du sort, ces Etres repartent en laissant
Derrière eux ces brindilles de desepoirent qui s'accumulent au fil du temps

Pourtant, je reste là, sans bouger, attendant
Attendans qu'un Etre vienne me contemplé
Un Etre espérant voir son futur dans mon Etre
Mais rien y fais, cet Etre n'arrive jamais!

LA tache devien ardu pour ces Etres protecteurs qui
Me debarassant de ces copeaux de malheur, espèrent
Me redonner l'éclat d'autres fois et pourtant malgré tout
Cet éclat est perdu a jamais dans le font de mon Etre

Voici la saison froide, les arbres alentours perdent eux aussi leurs branches
Et ce tas de désespoire s'accumule sur mon rivage.
Au fil du temps ma surface ne sera que desespoire, car sans Etre aimé
Comment puis-je redécouvrir les tumultes les graviers jeté dans mon Etre?

Pourtant, je reste là, sans bouger, attendant
Attendans qu'un Etre vienne me contemplé
Un Etre espérant voir son futur dans mon Etre
Mais rien y fais, cet Etre n'arrive jamais!

[Texte:moi]
# Posté le jeudi 17 janvier 2008 12:50

Baudelaire

Baudelaire
Charles Baudelaire est pour beaucoup le plus grand de tous les poètes français. Il a définit les principes créateurs de la poésie moderne, du symbolisme au surréalisme. Durant sa longue quête insatisfaite de la Beauté, il se voit constamment partagé entre l'extase et l'horreur de la Vie.





L'enfant

Né à Paris, en 1821, Charles Baudelaire perd son père à l'âge de 6 ans. Sa mère se remarie avec avec le commandant Aupick quelques années plus tard. Il déteste ce beau-père, général de division, ambassadeur et sénateur du second empire qui le prive de l'affection maternelle. Rebelle à toute autorité, il se sera placé au lycée de Lyon, puis au lycée Louis-Le-Grand.

L'étudiant

Lauréat du Concours Général (2ème prix de vers latins) et bachelier (1839), il s'abandonne à la vie du Quartier latin, où il se fait remarquer par son dandysme. Ses fréquentations douteuses effraient sa famille et on l'embarque pour un voyage aux Indes (1841) qui ne l'intéresse pas et qui restera d'ailleurs inachevé.

Le Dandy

A son retour, Baudelaire, majeur et en possession d'une belle fortune provenant de l'héritage paternel, se loge 10, quai de Béthune, puis à l'hôtel Pimodan (17, quai d'Anjou). Il fréquente alors Jeanne Duval, une Antillaise qui le rend syphilitique, fait la connaissance de Théophile Gautier et dépense sa fortune sans compter. Sa famille n'acceptant pas ce choix de vie le pourvoit en conseil judiciaire en 1844 qui lui mesure ses ressources jusqu'à sa mort. Sa vie sera désormais empoisonnée par des difficultés financières et le conduira à attenter à sa vie en 1845.

Les tourments

Des périodiques publient ces premiers vers, ces essais et ces critiques. Il traduit également les oeuvres d'Edgar Poe. C'est à cette époque qu'il cristallise autour de Mme Sabatier, la "Présidente", ses amours pétrarquistes, tandis qu'il connaît avec Jeanne Duval les orages d'une passion charnelle et une relation avec Marie Daubrun, la "Femme aux Yeux Verts". Il publie, en juillet 1857, son oeuvre majeure très controversée Les Fleurs du Mal. Poursuivi en justice pour immoralité, il est condamné, le 20 août 1857, à 300 francs d'amende et à la suppression de six pièces. Le procès a été révisé par la chambre criminelle de la Cour de Cassation de Paris et Les Fleurs du Mal sont réhabilitées le 30 mai 1949. Accablé de dettes, il part donner des conférences en Belgique en 1864, où il séjournera quelques temps. En 1866, il est atteint d'une paralysie générale et est ramené à Paris, où il meurt. Il est enterré au cimetière Montparnasse.




Source
# Posté le jeudi 17 janvier 2008 13:08